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Programmateurs

Programmateurs

Directeur de la programmation

  Claude Chamberlan Longs métrages > Hommage / Rétrospective

DP du cinéma: Dépisteur, Pourvoyeur. Inspiré par tout et pour tous. Ses folies débonnaires d'animateur-organisateur explosent dès les années 60 avec les Tombolas et les Love-ins. Lead singer pour Les Soeurs de l'Opéra du temps des Mothers of Invention, il chante Zappa, Jagger, Cocteau et participe au bed-in de John & Yoko. ’67- : Là arrive la passion-cinéma qui n'arrête plus ; tout est cinéma ! Avec son mentor Dimitri Eipides, il crée une salle pour l'indépendant, l'avant-garde et l'expérimental: le Centre du Film Underground, suivi du mythique Cinéma Parallèle et de son Café Méliès avec ses performances multimédia. Viennent ensuite la Coopérative des cinéastes indépendants et FilmFilm, distributeur de plus de 800 films et vidéos, les tournées du film indépendant québécois et canadien dans 28 villes européennes, la publication de catalogues et de guides cinématographiques... ’71- : C’est la naissance du fabuleux Festival du nouveau cinéma à travers lequel il fait découvrir un nombre impressionnant d'auteurs visionnaires. Suite à une édition spéciale du FNC à New York, il crée Check Hit Out, et se spécialise dans l'événement, les hommages et les rétrospectives (Cassavetes, Boris Vian, Warhol, Spike Lee, Greenaway, Gena Rowlands...). Pour les 100 ans du cinéma: il concocte son projet le plus fou ! Il reçoit un record Guinness pour la plus longue projection de tous les temps (250 heures de projection continue pour un panorama unique du cinéma de 1889 à 1992 !). Au même moment, une marathonienne obtient le record Guinness pour avoir vu 136 films pendant 11 jours sans dormir. Il réalise trois films étranges et, en tant qu’acteur-figurant, il joue dans les films de Fellini, Pacino, Binamé et Pool. Il lance ensuite MAGNIFICO, les quatre et une nuits du cinéma : des projos en plein air, sous l'eau (Dive-in), dans une boulangerie, ou un peep-show sur le chic boulevard St-Laurent qu'il affectionne tant. Dans un moment de délire généreux, il va même jusqu’à payer une centaine de spectateurs pour voir un film. Impressionnée, Annie Sprinkle lui décerne le diplôme de « Pleasure Activist ». ’99- : Il devient directeur de la programmation de l’Ex-Centris et programmateur pour le « funké » Cinéma du Parc. Il y a aussi, pour le plaisir de tous, le CinéOké, ce fameux karaoké du cinéma à l’origine de performances mémorables. Il invente, fabule, rêve, transmet… par tous les moyens imaginables le cinéma d’aujourd’hui et de demain.

Programmatrice et coordonnatrice

  Laurence Reymond Longs métrages

Laurence Reymond a travaillé pour plusieurs sociétés de distribution de films en France : Ad Vitam, La Fabrique de Films puis Le Pacte. Parallèlement, elle poursuit une activité de critique pour le site internet Fluctuat.net et des revues comme Cinéastes, Blast ou Score. En 2011, elle participe à la programmation des Rencontres Internationales du Moyen-Métrage de Brive. En 2012, elle rejoint le comité de sélection de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, ainsi que l’équipe du Festival du nouveau cinéma à Montréal.

Programmateur et coordonnateur - programmation

Daniel Karolewicz Courts métrages > FNC Lab

Programmateur

  Julien Fonfrède Temps Ø

Au passé, il y a le Festival du cinéma chinois de Montréal (comme assistant de direction), le magazine Screen Machine (comme rédacteur en chef) et le Festival Fantasia (comme directeur de la programmation, Asie). Il y a aussi un livre et 2 documentaires sur le cinéma de Hong Kong. Au présent, il y a la production (La Belle Bête, Ascension) et plus si affinités… Depuis 2004, il est un nouveau terrain de jeu, le Festival du nouveau cinéma, espace ouvert où je programme comme spectateur, toujours à la recherche de ce qui est différent, moins officiel et pourtant plus que jamais pertinent. Je n’aime pas l’évidence. J’aime les choses qu’on cherche et, si possible, qui se cachent. J’aime ne pas aimer ce qu’on aime tous. J’aime aussi aimer ce que tous ne peuvent aimer. Plus on est de fous plus on rit, qu’ils disent ? On se voit, donc, tous, au festival, nombreux… questions de bien leur prouver aux «autres» ce qu’est vraiment le cinéma d’aujourd’hui.

  Dimitri Eipides Longs métrages

Dimitri Eipides a étudié la littérature à l’Université de San Francisco et le théâtre à l’Académie américaine des arts dramatiques. Il est également diplômé de l’École de cinéma de Londres. En 1971, il cofonde avec Claude Chamberlan le Festival du nouveau cinéma, association qui dure encore aujourd’hui. Il a enseigné le cinéma à l’Université de Montréal, et s’est joint en 1988 à l’équipe de programmation du Festival de film de Toronto, en tant que programmateur international. Il a organisé de 1992 à 2005 la section « Nouveaux horizons » du Festival de film de Thessalonique et a créé en 1999 le Festival documentaire de Thessalonique, dont il est toujours directeur. C’est en 2005 qu’il est nommé directeur de la programmation du Festival international de Reykjavik. Dimitri a été membre de nombreux jurys internationaux tels que Moscou, Istanbul, San Sebastian et Jérusalem, pour ne citer que ceux-là. Il a reçu en 1999 un prix FIPRESCI pour la qualité de la programmation du Festival de Thessalonique. Depuis deux ans, il présente un programme documentaire hebdomadaire à la télévision grecque. En 2005, il a été honoré par le Ministre iranien de la culture à Téhéran, pour sa contribution à la présentation et à la promotion du cinéma iranien à l’international.

  Philippe Gajan Courts métrages > FNC Lab

Un breton au pays du Québec, c'est naturel. Un ingénieur au pays du cinéma, pourquoi pas ? Arrivé à Montréal en 1994 comme ingénieur en aéronautique, j'ai commencé à écrire pour 24 images en 1995, pour le ICI en 1998... et pour le Festival du nouveau cinéma en 1999. Critique de cinéma donc, tel est mon destin, critique comme : ouvert sur le monde, passeur de regards, passionné tout court pour l'exigence d'une nouvelle façon de voir et d'entendre les murmures comme les coups de gueules... Le passage à la programmation dès 2000, la direction de 24 images depuis 2005, procédaient du même élan, non pas se placer en juge mais défendre pied à pied, oeuvre par oeuvre, un certain cinéma hors des sentiers battus, celui que présente le Festival, et plus particulièrement celui qu'incarne les courts métrages, ce laboratoire de formes et d'idées en liberté.

  Frédérique Bensoussan FNC Pro

Des ballons d'Alsace, aux bulles champenoises, jusqu'aux soirées parisiennes et maintenant le Québec. C'est comme si ma vie surfait sur une ligne droite tracée d'est en ouest. Toutes ces étapes ont été pour moi autant d'influences et de cultures qui m'auront passionnées ou encore façonnées.Le fil rouge de mon parcours aura toujours été en mon attachement à la culture et mon amour du cinéma. J'ai beau avoir été tour à tour: chargée des relations avec le public dans un theâtre, responsable de la programmation dans un grand magasin de produits culturels, ou encore assistante marketing chez Wild Bunch Distribution, ma soif de cinéma n'est toujours pas étanchée. J'ai bien essayé de me distraire en participant à des championnats de Jokari ou même en m'essayant au ukulele électrique, mais non… c'est définitivement de cinéma dont j ai envie.Alors j'ai pris le soin de compléter mon diplôme de communication et marketing par une formation en Economie et gestion de l'audiovisuel à la Sorbonne et me voici aujourd'hui à Montréal où j'ai dorenavant la joie d'être en charge de la programmation des rendez-vous professionnels du Festival du Nouveau Cinéma. Faque...je crois que je vais arrêter de surfer vers l'ouest et rester icitte pour un boute.

Programmatrice

  Gabrielle Tougas-Fréchette Événements

Enfant de la Cinémathèque québécoise, j’ai bien vite eu envie de prendre soin du cinéma. D’en prendre soin aussi bien qu'il avait si souvent pris soin de moi. Au temps du collège, je songeai fermement à me trouver un français à épouser, croyant qu’il allait me parler dans les mots d’un Jules, d’un Pierrot ou mieux, d’un Antoine et ce, pour le reste de ma vie.

Le cinéma rend romantique vous savez.

Depuis j'ai changé d'idée, j'aime aussi ce qui est sous-titré... Programmatrice des événements spéciaux du festival pour une sixième année, je continue d’être fascinée par tout ce que le cinéma peut créer. J’aime quand les gens, comme moi, sont attirés, quand ceux ci se laissent prendre les yeux ouverts.

Le cinéma peut faire pleurer vous savez.

Cette année encore, plus d’une trentaine d'événements gratuits vous seront offerts, grandes fêtes de première, cocktails mondains sans la mondanité, ateliers, classe de maîtres, le tout avec la complicité de plusieurs amis et collaborateurs.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est d’être fière de vous compter parmi nous, et si vous voulez danser, sachez que je trouverai bien quelqu’un pour vous accompagner.

  Marie-Hélène Brousseau FNC Lab > FNC Pro

J'ai grandi bien entourée par la musique et par le cinéma. Après, il y eut plein de choses. À ma sortie de l’école de théâtre en 1998, j’ai emprunté un parcours parfois indiscipliné, surtout multidisciplinaire: du jeu, du djing, l’organisation de marathons de création théâtrale, l’animation à CISM d'une émission politique et culturelle, puis des sessions live... Mes années d’expérience à Convergence et au Lien Multimedia, des magazines dédiés à la culture numérique pour lesquels j’écris depuis 2008, m’ont permis d’aller à la rencontre de ces formes d’art où l’image et le son croisent de nouveaux langages ou s'engagent dans l’interactivité. La programmation au FNC Lab et au FNC Pro, c’est en fait la suite logique de cette exploration.

  Madeleine Molyneaux Longs métrages > FNC Lab

Moi, Madeleine Molyneaux, programmatrice États-Unis au FNC, ai fait ma première apparition dans les magazines à potins à l’âge de deux ans et demi : ma mère, cinéphile invétérée, avait révélé avec fierté à un journal local que j’avais causé l’ébahissement familial en énumérant toutes les guerres mondiales à venir – j’en comptais alors 23! –, une mauvaise habitude que j’avais développée à force de regarder les informations à la télévision. (À l’époque, je dormais quasiment sur notre poste de télé noir et blanc; une relation que je qualifierais de fusionnelle… pour ne pas parler de lavage de cerveau). Mon sort était décidé : on m’astreignit à un régime strict d’au moins quatre films par semaine, si possible sous-titrés, et sans aucune restriction. Le punk rock fut la prochaine étape. Être programmatrice au FNC n’est peut-être pas si éloigné de mes soirées à la radio berlinoise, où j’exposais les auditeurs à un flot continu de sonorités interplanétaires, sélectionnées avec soin pour provoquer et exciter. Mon travail au FNC comme programmatrice, conservatrice, DJ de fin de semaine et productrice créatrice pour les artistes visuels et les auteurs visionnaires, parmi lesquels David Jacobson (Down in the Valley, Dahmer) et Kevin Jerome Everson (« According To », FNC 2007, Biennale de Whitney 2008) me tient éloignée du petit écran la plupart du temps. Je l’avoue sans honte : Montréal est la ville que je préfère, suivie de La Nouvelle-Orléans et de New York, trois villes où je partage inégalement mon temps. Si Obama ne passe pas aux élections, il se pourrait bien que j’épouse un Canadien. Ou que je fasse sauter un ou deux postes de télé.

Comité de présélection courts métrages

Marine Riou
Émilie Serri

Comité de présélection longs métrages

Stéphane Defoy
Martin Legault